AUXONNE ET LA SAÔNE : BAIGNADES, SAUVETAGES ET NOYADES DANS L'HISTOIRE (3)
En 2017, Martine, notre défunte épouse, avait publié une nouvelle édition de son JOURNAL DE L’EXPOSITION « BONAPARTE À AUXONNE 1788-1988 »
I1. UN HOMME À LA SAÔNE
Nous avons fait le pari risqué de plonger dans une histoire inédite des hommes et de la Saône. En ces temps de canicule c'est un vrai plaisir !
Notre précédent article traitait de la section auxonnaise de la « Société des sauveteurs médaillés de la Côte-d'Or », de sa volonté de faire renaître les fêtes nautiques d'antan : « nage, joutes, courses de yoles » et de l'annonce par celle-ci de l'acquisition et de la mise en place d'une barque de sauvetage équipée
AUXONNE ET LA SAÔNE : BAIGNADES, SAUVETAGES ET NOYADES DANS L'HISTOIRE (2)
Nous traiterons aujourd'hui, non plus de joutes, le sujet semble galvaudé aujourd'hui, mais d'un moyen de porter secours, inattendu et original, que tous les promeneurs du bord de de Saône peuvent encore contempler sans soupçonner sa destination première...
Et qui fera l'objet de notre article d'aujourd'hui
2. L'ÉCHELLE DE FER DU PONT-DE-FRANCE
Vous n'aurez pas manqué de la voir, cette échelle de fer salvatrice dressée contre le flanc sud du bastion de France près de l'échauguette postiche en béton des années 1950 que je vis construire sous la municipalité Guichard selon les vœux du Général Cochinard, ancien artilleur de la ligne Maginot.
Je la vis aussi, encore enfant, à son emplacement d'origine avant que le nouveau Pont-de-France ne fut reconstruit au début des années 1950. Je vis sûr mon grand-père maternel, le Père Renaux, y monter et peut-être moi avec...Les mariniers qui s'amarraient au port à gradins, l'utilisaient couramment, comme toute sortes de gens.
Beaucoup de ceux qui l'ont vue à cet endroit n'ont aujourd'hui plus mal aux dents, c'était « dans l'temps ». Elle s'appuyait sur le tablier de l'ancien pont dont la dernière travée côté ville avait été épargnée par le torpillage de septembre 1944 que les troupes allemandes avait opéré pour couvrir leur retraite vers l'est.
Vous voulez des preuves cher(e)s lecteur(e)s ? L'image y pourvoira !
Servait-elle vraiment au sauvetage ? Je l'ai entendu dire dès mon jeune âge dans le Quartier de l'Iliotte, au milieu de gens qui vivaient avec la Saône et l'abattoir et ne se prenaient encore pas tous pour des historiens ! Ils n'avaient pas besoin de cela ! Leurs visages, leurs gestes, leur langage même parlaient d'histoire !
Celle de Victor Hugo et de son Gavroche pas celle qu'on nous sert maintenant à tout bout de champ à grand renfort de bière de frites et de sono à gogo mes cocos dans la cour du Château !
Et puis par ce temps je ne vais pas aller m'enfermer à l'ombre des archives en fleur pour votre plaisir !
Je vais quand même vous offrir un petit travail que j'ai produit à partir des archives de ma famille maternelle vosgienne RENAUX, vieux papiers sans gloire et sans histoire renfermés dans une boîte en fer blanc décorée centenaire.
Le « Père Renaux », mon grand-père dont j'ai parlé plus haut à propos de l'échelle de fer du pont de France et dont la courte fréquentation a mis l'enfant que je fus au contact direct d'un homme du 19ème siècle qui avait 74 ans de plus que lui mérite bien un moment d'attention.
Dans cette démarche, je m'inspire d'Alain CORBIN, historien des sensibilités original, qui fit revivre à partir de documents d'archives , Jacques-François PINAGOT, obscur sabotier normand auquel il consacra un livre.
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Vue du barrage d'Auxonne vers 1850 par Charles-Edouard Rougeot - Huile sur toile - Collections du Musée Bonaparte à Auxonne - Photo B. François.